CPTS et structures médico-sociales : comment briser les silos grâce à un annuaire partagé ?

L'annuaire partagé : la clé de la coordination des soins

Un médecin généraliste cherche à orienter un patient âgé en perte d'autonomie. Il doit contacter le SSIAD du secteur, l'assistante sociale du conseil départemental, le prestataire de matériel médical, et peut-être un EHPAD en attente. Il dispose d'une liste Excel datant de 2022, d'un numéro de fax qui ne répond plus, et de deux contacts personnels récupérés lors d'une réunion il y a six mois.

Ce scénario n'est pas une exception. C'est le quotidien d'une grande partie des professionnels de santé en France, y compris dans des territoires pourtant couverts par une CPTS active.

La Communauté Professionnelle Territoriale de Santé a justement été pensée pour dépasser ce type de rupture.

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Mais entre la mission affichée et la réalité du terrain, un obstacle structurel persiste : l'absence d'un annuaire partagé, à jour, entre les acteurs sanitaires et médico-sociaux.

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Ce que sont les CPTS et pourquoi elles ont besoin des structures médico-sociales

La CPTS : une réponse à la fragmentation du système de soins

Les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé ont été créées par la loi de modernisation du système de santé de 2016 (loi Touraine, article 65) et consolidées par le Pacte de refondation des urgences de 2019, puis l'accord conventionnel interprofessionnel (ACI) signé en 2021 entre l'Assurance Maladie et les représentants des professions de santé libérales.

Leur objectif premier est d'organiser la coordination des soins de premier recours sur un territoire défini, en regroupant des professionnels de santé libéraux (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, pharmaciens, etc.) autour de missions communes : accès aux soins non programmés, parcours de soins coordonnés, prévention, et qualité des soins...

En mai 2026, on compte plus de 750 CPTS en fonctionnement sur l'ensemble du territoire français, couvrant plus de 90% de la population selon le bilan de la DGOS (Ministère de la Santé, rapport DGOS 2025).

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Qui peut faire partie d'une CPTS ?

C'est une question que posent régulièrement les professionnels du secteur.
La réponse est large : tout professionnel de santé exerçant sur le territoire peut adhérer à une CPTS, quelle que soit sa profession réglementée. Mais la loi et l'ACI encouragent aussi l'intégration des acteurs médico-sociaux : directeurs d'EHPAD, responsables de SSIAD, travailleurs sociaux, services d'aide à domicile, associations de patients.

C'est précisément là que le bât blesse.

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Le mur invisible entre le sanitaire et le médico-social

Des cultures professionnelles distinctes

Le secteur sanitaire et le secteur médico-social ont des histoires, des tutelles, des financements et des logiques d'intervention profondément différents. Le premier dépend majoritairement de l'Assurance Maladie et des ARS, le second relève en grande partie des Conseils Départementaux pour le champ du handicap et de la dépendance, et de l'État pour d'autres segments (protection de l'enfance, insertion).

Cette dualité administrative produit des silos institutionnels qui se traduisent concrètement par :

  • Des systèmes d'information incompatibles (logiciels métier différents, pas d'interopérabilité)
  • Des référentiels d'acteurs non partagés (chaque structure tient sa propre liste)
  • Des temporalités différentes (le temps médical n'est pas le temps social)
  • Des absences aux mêmes tables de coordination (les réunions CPTS incluent rarement les directeurs d'EHPAD ou les responsables associatifs)

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Un problème d'annuaire avant d'être un problème de volonté

Dans la grande majorité des CPTS rencontrées sur le terrain, la coordination ne manque pas de volonté. Elle manque d'infrastructure informationnelle.

Concrètement : quand un coordinateur cherche à joindre le référent social d'une maison de retraite ou à identifier le SAVS compétent pour un patient avec handicap psychique, il perd en moyenne 20 à 45 minutes (§selon les retours de nos partenaires)

Ce temps est perdu à chercher dans des fichiers obsolètes, à appeler des standards téléphoniques, à envoyer des mails qui resteront sans réponse. C'est du temps soignant gaspillé, et ce sont des patients dont le parcours se fragmente.

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coordination des soins entre structures médico-sociales

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L'annuaire partagé : un outil simple pour un problème structurel

Ce qu'est vraiment un annuaire partagé en santé

Un annuaire partagé des professionnels de santé et des structures médico-sociales n'est pas un simple fichier Excel mis en ligne. C'est un outil qui doit répondre à plusieurs contraintes simultanées.

  • ‍Exhaustivité : il doit inclure aussi bien les professionnels de santé libéraux (médecins, infirmiers, kinés, pharmaciens, orthophonistes…) que les structures et associations médico-sociales (EHPAD, SSIAD, SAAD, ESAT, MAS, FAM, IME, CMPP, CMP, CSAPA, associations de patients, services d'aide à domicile associatifs…) et leurs contacts opérationnels réels. C'est exactement ce que fait Albert : les structures et associations médico-sociales sont des membres à part entière de l'annuaire, pas une option greffée après coup.‍
  • Mise à jour en temps réel : le turn-over dans le secteur de la santé est élevé. Une infirmière libérale qui s'installe, un médecin qui part à la retraite, une structure qui change de directeur : un annuaire statique devient obsolète en quelques semaines. La détection automatique des arrivées et des départs est une fonctionnalité critique.‍
  • Accessibilité mobile : l'outil doit être utilisable depuis un smartphone en consultation. Le médecin qui cherche un kinésithérapeute disponible à 18h ne peut pas se permettre de naviguer dans une interface complexe.‍
  • Partageabilité : dans le cadre d'une coordination de parcours, le praticien doit pouvoir transmettre instantanément une liste de contacts à un patient, à un aidant, ou à un confrère. Par SMS, par lien, par QR code.

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Les limites des solutions existantes

L'annuaire RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels de Santé) géré par l'ANS (Agence du Numérique en Santé) est la référence nationale. Il recense les professionnels de santé réglementés. Mais il présente plusieurs limites pour un usage CPTS :

  • Il ne couvre pas les structures et associations médico-sociales, leurs équipes et leurs contacts opérationnels : là où Albert les intègre directement, au même niveau que les libéraux
  • Il n'intègre pas les spécificités d'exercice (un médecin acceptant de nouveaux patients, une infirmière spécialisée en plaies et cicatrisation)
  • Il n'est pas conçu pour une utilisation collaborative entre professionnels d'un même territoire
  • Il n'inclut pas les contacts directs opérationnels (téléphone mobile, messagerie sécurisée de santé)

Le service Ameli de l'annuaire professionnel de santé est davantage orienté grand public. Il ne répond pas aux besoins de coordination interprofessionnelle. Des outils comme Doctolib Pro, Maiia ou des solutions régionales existent, mais ils restent cloisonnés à leurs réseaux d'utilisateurs et ne couvrent pas le champ médico-social.

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Comment un annuaire intelligent change la coordination en pratique

Le cercle de soins : la coordination à l'échelle du patient

La notion de cercle de soins est au cœur des nouvelles pratiques de coordination. Il s'agit de regrouper autour d'un même patient l'ensemble des professionnels et structures qui interviennent dans son parcours : médecin traitant, infirmier, kiné, assistante sociale, aide à domicile, référent EHPAD ou SSIAD selon les cas.

Un annuaire partagé intelligent permet de constituer ce cercle de soins en quelques clics, puis de le partager au patient ou aux aidants par SMS ou par lien. Ce n'est plus une liste figée dans un dossier : c'est un outil vivant, mis à jour au fil des changements d'intervenants.

La cartographie du territoire : ce que voit enfin la CPTS

L'un des angles morts les plus fréquents dans les CPTS est la cartographie réelle du territoire. Combien de kinésithérapeutes acceptent de nouveaux patients en ce moment ? Quel SSIAD a encore de la capacité ? Quelle association d'aide à domicile intervient sur telle commune ? Y a-t-il un psychologue conventionné à moins de 20 km ?

Ces données existent en théorie. En pratique, elles sont éparpillées entre des fichiers internes de chaque structure, des annuaires nationaux incomplets, et des informations informelles transmises de bouche à oreille lors des réunions CPTS. Un annuaire alimenté automatiquement à partir de sources multiples et mis à jour en continu permet à la CPTS d'avoir enfin une vision complète et fiable de son territoire, y compris sur le champ médico-social et associatif.

L'argument d'adhésion : rendre la CPTS utile au quotidien

Un obstacle récurrent à la montée en charge des CPTS est la faible adhésion des professionnels de santé libéraux. Beaucoup ne voient pas concrètement ce qu'une CPTS leur apporte dans leur pratique quotidienne, entre deux consultations.

Avec Albert, les professionnels accèdent en quelques secondes à l'ensemble des acteurs du territoire : libéraux, structures hospitalières, mais aussi EHPAD, SSIAD, SAAD, associations médico-sociales et services d'aide à domicile. Ce n'est plus seulement une structure de coordination abstraite : c'est un outil qui fait gagner du temps chaque jour, sur les cas les plus complexes comme les plus courants. C'est un argument d'adhésion tangible.

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Les bonnes pratiques pour construire un annuaire CPTS-médico-social qui fonctionne vraiment

1. Inclure les structures et associations médico-sociales dès la conception

L'erreur classique est de construire un annuaire centré sur les professionnels de santé libéraux puis d'essayer d'y greffer les structures médico-sociales en second temps. Cette approche produit des outils à deux vitesses où les acteurs médico-sociaux se sentent peu concernés et n'alimentent pas leurs données.

Albert a été conçu avec cette logique dès le départ. Les structures et associations médico-sociales font partie de l'annuaire au même titre que les professionnels libéraux : elles ont leur fiche, leurs contacts, leurs spécificités, et peuvent les mettre à jour directement. La CPTS dispose ainsi d'une cartographie véritablement complète de son territoire, sans angle mort.

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2. Permettre aux professionnels de mettre à jour leurs propres données

Un annuaire alimenté uniquement par une équipe centrale sera toujours en retard sur la réalité du terrain. Le mécanisme de mise à jour décentralisée avec validation centrale par la CPTS garantit à la fois la fraîcheur des données et leur fiabilité. Cela vaut autant pour un médecin libéral que pour le directeur d'un EHPAD ou le responsable d'une association d'aide à domicile.

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3. Garantir la conformité RGPD

La question de la protection des données personnelles est particulièrement sensible dans le secteur de la santé. Un annuaire de professionnels doit clairement distinguer les données publiques (nom, profession, adresse du cabinet, numéro RPPS), les données semi-privées (téléphone direct, messagerie sécurisée) et les données strictement privées (notes personnelles).

Le respect du RGPD implique un droit de rectification direct pour chaque professionnel ou structure référencée, et une politique claire de non-revente et non-utilisation des données à des fins commerciales.

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4. Choisir un outil intégrable dans les pratiques existantes

Un annuaire qui impose une nouvelle connexion, une nouvelle application, un nouveau mot de passe sera abandonné en moins de deux semaines. L'outil doit être intégrable sur le site de la CPTS, accessible depuis mobile sans installation d'application spécifique, et compatible avec les pratiques de partage existantes (SMS, email, WhatsApp).

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Ce qu'un annuaire santé efficace change concrètement pour les patients

Derrière les enjeux organisationnels, c'est bien la qualité du parcours du patient qui est en jeu. Un patient polypathologique suivi par plusieurs intervenants représente un cas de coordination complexe. Chaque rupture dans la chaîne d'information produit des risques : double médication, absence de transmission d'une information clinique essentielle, délai d'orientation, hospitalisation évitable.

La Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (DREES) estime que 20 % des hospitalisations de patients âgés en France seraient évitables avec une meilleure coordination ville-hôpital-médico-social (DREES, Études et Résultats n°1270, 2023).

Un annuaire partagé efficace n'est pas une fin en soi. C'est le partenaire sans lequel aucune coordination réelle n'est possible.

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Un annuaire partagé intelligent comme Albert, à jour en temps réel, accessible depuis mobile, intégrant sur un pied d'égalité professionnels de santé libéraux, structures médico-sociales et associations, est l'outil le plus simple et le plus immédiatement opérationnel pour briser ces silos.

Ce n'est pas une transformation à dix ans. C'est une action possible maintenant, sur chaque territoire, pour chaque CPTS qui choisit de se doter des bons outils.

Découvrir comment Albert accompagne les CPTS dans la construction de leur annuaire intelligent →

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Les questions les plus courantes.

Qui peut faire partie d'une CPTS ?

Tout professionnel de santé exerçant sur le territoire peut adhérer à une CPTS : médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, pharmaciens, mais aussi acteurs médico-sociaux (directeurs d'EHPAD, travailleurs sociaux, services d'aide à domicile).

Quelle est la différence entre l'annuaire RPPS et l'annuaire Albert dédié CPTS ?

L'annuaire RPPS recense les professionnels de santé réglementés au niveau national. L'annuaire Albert pour les CPTS va plus loin : il intègre les structures médico-sociales, les spécificités d'exercice, les contacts directs, et permet la mise à jour par les professionnels eux-mêmes.

Comment une CPTS peut-elle améliorer la coordination avec les EHPAD et SSIAD ?

En disposant d'un annuaire commun régulièrement mis à jour, incluant les contacts opérationnels réels des structures médico-sociales, et en formant un cercle de soins autour de chaque patient concerné.

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