RPPS et annuaire santé : pourquoi la base officielle ne suffit pas à votre CPTS

RPPS ou annuaire santé dédié aux CPTS : la réponse c'est Albert

« On a déjà le RPPS, pourquoi j'aurais besoin d'un annuaire en plus ? »

C'est une question qu'on entend souvent du côté des coordinateurs de CPTS, et elle est légitime. Le RPPS existe, il est officiel, il est gratuit. Alors pourquoi une communauté professionnelle territoriale de santé aurait-elle besoin d'autre chose ?

La réponse tient en une phrase : le RPPS identifie les professionnels de santé, il ne cartographie pas un territoire. Ce sont deux métiers différents.

Voici pourquoi, et ce que ça change concrètement pour votre coordination.

Le RPPS, un socle solide mais pas un annuaire territorial

Le Répertoire Partagé des Professionnels intervenant dans le système de Santé (RPPS) est le fichier de référence national, élaboré par l'État en collaboration avec les Ordres professionnels et l'Assurance Maladie, et piloté aujourd'hui par l'Agence du Numérique en Santé (ANS). Chaque professionnel s'y voit attribuer un numéro unique à 11 chiffres, conservé toute sa carrière, quels que soient ses lieux et modes d'exercice.

Depuis octobre 2024, l'ancien répertoire ADELI a complètement basculé dans le RPPS, qui est désormais l'unique référentiel national des professionnels intervenant dans le système de santé.. Sur la fiabilité de l'identité des professionnels, c'est aujourd'hui la référence, et il n'y a pas de raison de s'en méfier.

Le problème n'est pas la qualité des données. C'est leur portée.

Ce qui manque au RPPS pour piloter un territoire de CPTS

Trois limites reviennent systématiquement quand une CPTS essaie d'utiliser le RPPS comme annuaire de travail.

L'exhaustivité n'est garantie que pour une partie des professions

Selon la fiche technique de l'ANS, seules les professions à ordre (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes, pédicure-podologues, infirmiers) sont enregistrées de manière exhaustive et obligatoire dans le RPPS.

Depuis décembre 2022, le répertoire s'est ouvert à d'autres professions de la ville, du sanitaire, du médico-social et du social, mais leur enregistrement se fait « de manière non exhaustive », en local, par les structures elles-mêmes via le portail RPPS+ (gnius.esante.gouv.fr).

Concrètement, si une bonne partie du cercle de soins que vous animez au quotidien (aides-soignants, psychologues, diététiciens, travailleurs sociaux) n'est pas à ordre, rien ne garantit que ces professionnels apparaissent dans la base, ni que leur fiche soit à jour.

Le RPPS ne connaît pas les spécificités d'exercice

Un numéro RPPS dit qui est le professionnel et de quelle profession il relève. Il ne dit pas s'il pratique les visites à domicile, s'il accepte de nouveaux patients, s'il est formé à l'ETP diabète ou équipé en MEOPA.

Pour un coordinateur de CPTS ou une coordinatrice qui doit orienter un patient rapidement, ces spécificités sont pourtant ces informations-là qui comptent, pas seulement le numéro d'identification.

Les structures ne sont pas reliées aux personnes de façon territoriale

Le RPPS identifie des professionnels, le FINESS identifie des établissements. Les deux bases existent séparément, et rien n'articule automatiquement « qui travaille où, sur mon territoire, aujourd'hui » de la façon dont une CPTS en a besoin pour son dialogue de gestion avec l'ARS.

Et l'Annuaire Santé, ça résout le problème ?

L'Annuaire Santé (annuaire.sante.fr) agrège justement le RPPS, les données Ameli et le FINESS, complétées par les adresses MSSanté et les données des cartes CPS. Selon l'ANS, ces données sont mises à jour « de façon quotidienne ou hebdomadaire ».

C'est un vrai progrès par rapport à des bases isolées... Mais la fréquence de mise à jour ne change rien au périmètre : l'Annuaire Santé reste construit sur les mêmes données sources, avec les mêmes zones d'ombre sur les professions non exhaustives et les mêmes limites sur les spécificités d'exercice. Une mise à jour quotidienne d'une information incomplète reste une information incomplète.

En pratique, les coordinateurs qui s'appuient uniquement sur les bases officielles se retrouvent avec les mêmes problèmes que ceux qui tiennent leur annuaire sous Excel : des professionnels manquants, des fiches obsolètes dès qu'un praticien change d'adresse ou de mode d'exercice, et aucune visibilité sur les compétences réelles du territoire.
💡 On détaille ce mécanisme dans notre article sur l'obsolescence de l'annuaire CPTS.

La bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas une fatalité. Il suffit de traiter le RPPS et l'Annuaire Santé pour ce qu'ils sont : un socle d'identité fiable, à compléter avec une couche de connaissance territoriale vivante (spécificités, disponibilités, nouveaux arrivants, structures médico-sociales) que ni le RPPS ni le FINESS n'ont vocation à fournir seuls.

C'est là qu'un outil comme Albert devient utile, pas pour remplacer le RPPS, mais pour combler précisément ce qu'il ne couvre pas.

Albert comme la solution des CPTS pour un annuaire à jour

Pourquoi un annuaire comme Albert devient indispensable pour une CPTS

Albert croise en continu les flux officiels (RPPS, FINESS, Annuaire Santé) avec du sourcing complémentaire sur le web, notamment Google Maps, et détecte chaque semaine les nouvelles installations et les départs sur le territoire. Pour les professionnels qui n'ont pas de fiche RPPS exploitable, comme les remplaçants sans adresse propre, les collaborateurs ou les bénévoles, Albert permet de créer une fiche manuelle directement rattachée au territoire.

Albert ajoute une couche de filtres que le RPPS ne gère pas : habitudes de pratique (visites à domicile, soins non programmés), compétences techniques et spécificités d'exercice (ETP diabète, MEOPA), langues parlées, accessibilité PMR... C'est cette couche qui permet à un professionnel d'orienter un patient vers le bon confrère en quelques secondes, pas seulement vers un numéro RPPS valide.

Albert relie chaque professionnel à son lieu d'exercice réel et distingue l'entité morale (EHPAD, MSP, centre de santé, pharmacie) des individus qui y travaillent. La recherche fonctionne aussi bien par personne que par structure, ce que ni le RPPS ni le FINESS ne permettent isolément.

L'objectif n'est pas de doubler le RPPS, qui reste la référence légale d'identité, mais de rendre exploitable au quotidien ce qu'il ne couvre pas par nature : la vue territoriale, à jour, utile pour une gestion d'annuaire CPTS efficace.

Au-delà, Albert apporte bien plus :

La cartographie visuelle permet de voir le territoire sur une carte interactive et de lancer une recherche géolocalisée, plutôt que de faire défiler une liste.

L'annuaire est aussi accessible aux usagers, avec un mode double vue qui contrôle précisément ce qui est affiché : coordonnées publiques et prise de rendez-vous pour un patient, informations complètes pour un professionnel connecté.

Et surtout, Albert n'est pas un outil généraliste adapté après coup : il est conçu spécifiquement pour les CPTS, et évolue en co-développement avec près de 50 CPTS partenaires qui font remonter leurs besoins réels de terrain.

Si votre annuaire CPTS s'appuie encore uniquement sur les bases officielles ou sur un fichier Excel... N'hésitez pas à nous contacter voyez en quelques minutes combien de professionnels de votre territoire échappent actuellement à votre vigilance.

Les questions les plus courantes.

Le RPPS est-il obligatoire pour tous les professionnels de santé ?

Non. Seules les professions à ordre y sont enregistrées de manière exhaustive et obligatoire. Les autres professions du sanitaire, du médico-social et du social y figurent de façon progressive et non exhaustive depuis décembre 2022, selon l'ANS.

Quelle est la différence entre l'Annuaire Santé et Albert ?

L'Annuaire Santé est le service officiel de l'ANS : il agrège RPPS, Ameli et FINESS, avec une mise à jour quotidienne ou hebdomadaire, mais reste limité au périmètre et aux données de ces bases sources. Albert part de ces mêmes flux officiels et les complète avec du sourcing web, des fiches pour les professionnels non-RPPS, des filtres de spécificités d'exercice, une cartographie géolocalisée et un mode d'affichage adapté aux usagers. L'Annuaire Santé est une base de référence nationale, Albert est un outil de travail territorial conçu pour les CPTS.

Un annuaire territorial peut-il remplacer le RPPS ?

Non, et ce n'est pas son rôle. Le RPPS reste la source légale d'identification des professionnels de santé. Un annuaire territorial comme celui d'une CPTS vient en complément, pour ajouter la couche de connaissance locale (spécificités, disponibilités, structures médico-sociales) que le RPPS ne couvre pas.

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